En parallèle de la compétition, nous avons pu assister à diverses conférences durant le festival d’Annecy 2018. Animées par des intervenants de prestiges, nous avons pu cerner l’animation sous différents angles.

Voici le résumé de 3 conférences qui nous ont inspirées :

►Autruches, squelettes, robots, champignons… comment animer l’inhumain ?

Comment gérer la transformation d’objets inanimés en personnages doués d’émotions ? Il faut pour cela comprendre en quoi l’empathie est importante. À travers les séries comme Mush Mush, présentée par Perrine Gauthier (La Cabane Production), ou Plankton Invasion, présenté par  Joeri Christiaen (Thuristar), on a observé que fabriquer des créatures qui nous ressemblent permet de mieux s’attacher. Pour cela, il est nécessaire de repartir de zéro, chercher des références réelles. Comme par exemple des danseurs professionnels pour animer les escargots dans le court 1 mètre / heure, réalisé et présenté par Nicolas Deaveaux. Ou encore utiliser la méthode de Alonso Martinez, qui fêtait tout juste ses 10 ans chez Pixar, en tant que TD Character. En en effet, il a observé des vidéos de plusieurs animaux pour en fabriquer les alebrijes dans Coco. Rendre humaine une entité inhumaine, c’est la rendre compatible avec un comportement où l’on peut s’identifier.

►VR : le nouveau terrain de jeu de l’animation

Le Festival d’Annecy voit dans le futur. Il aime notamment la Réalité Virtuelle (VR pour Virtual Reality). La conférence rapportait les nouvelles contraintes et les méthodes créatives avec ce nouveau format. Elles sont à prendre en compte, pour raconter des histoire autrement. François Klein, producteur pour la VR chez DV Group, nous apprenait les nouvelles façons de créer. Les réalisateurs doivent anticiper les réactions sur 360° que pourrait avoir l’utilisateur. Ils se basent sur l’attention que le film porte sur le spectateur (qui devient acteur) À travers par exemple des personnages qui créent un contact visuel. Le problème actuel est surtout juridique, comme l’expliquait Karine Riahi (avocate chez Spring Legal). Cette technologie regroupe différents corps de métiers, liés à la fois aux jeux vidéo et au cinéma. Les lois et droits ne sont pas encore tous établis concernant la partie interactive. Si l’on suit les nouvelles technologies, cette conférence ne nous en apprenait pas plus. Le plus captivant résidait dans les projets présentés, notamment par Google Spotlight. Ils nous montraient ce qui est possible de faire à ce jour.

► Walt Disney Animation Studios : le Storytelling à travers les storyboards

Superviseure au département des storyboards chez Walt Disney Animation Studios, Fawn Veerasunthorn a quand à elle concocté une conférence s’intéressant à l’importance du storytelling à travers les storyboards.
C’est dans une salle de l’Impérial Palace remplie jusqu’au dernier mètre carré que l’artiste est revenue sur son parcours professionnel. De la Thaïlande à Los Angeles, en passant même par New York, Fawn a développé des compétences dans l’art de raconter des histoires, qu’elle a su nous partager avec auto-dérision et émotion. Elle a notamment donné de précieux conseils aux nombreux étudiants qui étaient présents en revenant sur la manière d’élaborer un portfolio : ce qui compte réellement pour les réalisateurs de Disney lorsqu’ils cherchent de nouveaux storyboardeurs.

La particularité de sa présentation résidait notamment dans l’utilisation d’une version cartoon d’elle pour venir enrichir ses slides avec beaucoup d’humour à chaque fois. Vous pouvez d’ailleurs retrouver ce drôle de personnage sur son instagram.


Réaliser un storyboard, c’est se placer avant tout au cœur d’une histoire où il faut se montrer claire (1 idée simple par dessin) et ou il faut définir le point de vue qui va permettre d’exprimer au mieux la vision du réalisateur. Les personnages et leurs personnalités sont des éléments clés d’un storytelling réussi et il faut que l’on puisse ressentir leur caractère sans aucune hésitation à chaque posing.

Fawn Veerasunthorn durant sa conférence au Festival d'Annecy 2018

Pour retrouver l’ensemble de nos 8 articles spéciales Annecy 2018, ça se passe ici : Festival d’Annecy 2018

 

Pandoxyd

Pandoxyd

Motion designer sur Paris, je passe pas mal de temps dans les salles de cinémas, toujours à l'affût de découvrir les nouvelles sorties. J'apprécie beaucoup la Science-fiction, le fantastique et le film d'animation. J'ai donc rejoint le crew de Cheeky pour apporter mon œil de cinéphile !

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