Casse-Noisette : Disney ne se casse plus la tête ?

Lors du Showeb de rentrée, Cheeky et moi avons pu regarder les premières minutes du nouveau film Casse-Noisette de Disney. Il semblait déjà prometteur. A-t-il tenu ses promesses ?

Comme il s’agit d’un remaniement assez conséquent du conte original, on peut se poser la question : de quoi parle ce Casse-Noisette ?

Clara reçoit la veille de Noël un présent, qui appartenait à sa défunte mère. Il s’agit d’une sorte d’œuf, refermant un contenu mystérieux, dont l’ouverture nécessite une clef, que personne ne possède. Clara part alors à la recherche de cette clef lors du bal traditionnel et découvre alors un monde féérique nommé Les Quatre Royaumes

Sur le papier, cela semblait porteur de bonnes aventures. Mais sur l’écran, c’est plutôt porteur de mésaventures. Voici 3 points qui montrent que Disney ne s’est pas casser la tête pour Casse-Noisette et les Quatre Royaumes :

I – Des enjeux inexistants :

L’histoire est simple, peut être un peu trop en fait. Le virement de situation est en effet bancal, des éléments flous servent de base aux problématiques ou alors on bâcle les explications. De plus, d’énormes raccourcis sont faits pour diriger l’histoire, sans que cela fasse l’effet escompté. Le film est court, car les enfants sont prioritaires. Néanmoins, il ne se passe rien d’extraordinaire, on ne s’attache à pas grand-chose au final.

II – Keira Knightley insupportable :

Disney a l’habitude de placer des personnages loufoques dans de grandes fresques d’aventures. Ici, Keira Knightley peine vraiment à être crédible. Son personnage un peu fou-fou ne fonctionne pas, il est caricaturé ou veut ressembler à une sorte de Chapelier Fou d’Alice. Les mimiques, la voix aigüe et les répliques font forcées, ce qui rend les apparitions de la Fée Dragée détestables.

III – Des VFX douteux :

Ce genre de grosse production se repose beaucoup sur les effets spéciaux numériques. C’est normal, ça coûte moins cher et c’est plus facile à modifier. Faut-il encore que cela soit bien fait. 90% des plans respirent le fond vert (ou bleu), même pour des scènes qui ne semblaient pas en nécessiter. On sait qu’ils existent mais ce n’est pas une raison pour que cela se voie. À plusieurs moments c’est lisse, ça manque d’intégration et ce n’est même pas impressionnant. On repassera pour la sensation de voyage. On est loin de la claque d’Avengers Infinity War, qui pourtant doit avoir autant de plans retouchés en post-production.

Conclusion

Pour Noël cette année, on ne nous gâte pas vraiment. Après Le Grinch, Casse-Noisette déçoit, alors qu’il avait le potentiel de faire connaître ce conte peu connu à tout le monde. Ne serait-ce au moins le ballet d’Opéra (qui est tout de même présent dans le film). Disney se content de faire un film alimentaire entre deux remakes live-action, en le bâclant. Un gâchis qui risque de plomber l’arriver l’année prochaine d’Artemis Fowl

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Pandoxyd

Pandoxyd

Motion designer sur Paris, je passe pas mal de temps dans les salles de cinémas, toujours à l'affût de découvrir les nouvelles sorties. J'apprécie beaucoup la Science-fiction, le fantastique et le film d'animation. J'ai donc rejoint le crew de Cheeky pour apporter mon œil de cinéphile !

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