Dumbo : un remake vraiment réussi ?

Disney continue sur sa lancée, avec les remakes de ses grands classiques. Cette fois-ci, il confie Dumbo à l’excentrique Tim Burton (Edward Aux Mains d’Argent, Mars Attacks !), qui avait déjà modernisé Alice Au Pays des Merveilles en 2010. Ces remakes sont la nouvelle source de projet de la firme aux grandes oreilles. Est-ce que ça vaut le coup finalement ? 

Déjà, de quoi parle ce Dumbo ?

Dans un cirque ambulant, un éléphanteau nait avec d’immenses oreilles. Grâce à la complicité des enfants Farrier, le nouveau-né va se découvrir un talent incroyable : il peut voler !

Ce qui peut effrayer au premier abord est la différence importante entre la durée du film d’animation original et son remake « live » (50 minutes en plus). Et pourtant, l’écart ne se ressent pas, car l’adaptation est bien faite.

Voici 3 raisons qui font de Dumbo un remake vraiment réussi :

Une humanisation pertinente :

La première différence notable avec le film d’animation de 1941 est la présence d’humain. Étant donné que les animaux dans cette version live-action ne parlent pas, ça aurait été compliqué de tenir quasi 2 heures sans parole. Les humains ajoutent une valeur d’identification, tout en restant construits de façon cohérente. En effet, la relation du père (Colin Farrell) avec ses enfants (Nico Parker et Finley Hobbins) fonctionne bien. De plus, le public dans les cirques joue un rôle important concernant la critique sociale, tout comme la troupe du spectacle qui représente la famille.

Un design respecté :

Les éléphants en CGI sont plutôt de très bonne facture. Sur certains plans, on pourrait presque ne plus différencier le réel du numérique. Le parti pris de rendre réaliste les animaux d’un dessin animé cartoon aurait pu vraiment plomber le design. Pourtant, Dumbo est très ressemblant. On reconnaît bien sa personnalité, malgré les plis de la peau et la difformité de ses oreilles. Il reste complètement mignon, notamment avec son animation. Aussi, sa relation émouvante avec sa mère est gardée intacte, aussi puissante qu’en 1941. 

Une histoire réinventée avec parcimonie :

Comme dit plus haut, 50 minutes sont rajoutées. À la base, j’avais cru entendre dire qu’il s’agissait d’une suite. Mais le début reprenait bien les différents passages-clés du matériel original. En fait, à un certain moment, l’histoire prend une toute autre tournure. Elle y ajoute de nouveaux personnages (dont ceux joués par Michael Keaton et Eva Green), de nouveaux décors, de nouveaux enjeux. Et ça fonctionne. La direction narrative est intéressante, permet de parler de nouveaux sujets. Néanmoins, le fond original est conservé, les valeurs de base seulement réorganisées et quelques éléments importants de l’œuvre de Ben Sharpsteen sont sous forme de clins d’œil.

Conclusion :

Dumbo est le 4e long-métrage du studio aux grandes oreilles, aux designs hyper cartoon. L’annonce d’une adaptation en live-action réaliste en a inquiété plus d’un (moi y compris) Et pourtant, la magie opère toujours. Contrairement aux nouvelles licences qui tente de se lancer, en exécutant sa recette mécaniquement sans réel investissement, comme dernièrement Casse-Noisette et Les Quatre Royaumes. Disney ne se réinvente pas pour autant, mais réinvente plutôt Dumbo. Ce qui permet à toute la famille de se retrouver autour d’un film reprenant tous les bons ingrédients réarrangés. Le matériel original est respecté, seulement rendu plus moderne et où le spectateur pourra mieux s’identifier.

Pandoxyd

Pandoxyd

Motion designer sur Paris, je passe pas mal de temps dans les salles de cinémas, toujours à l'affût de découvrir les nouvelles sorties. J'apprécie beaucoup la Science-fiction, le fantastique et le film d'animation. J'ai donc rejoint le crew de Cheeky pour apporter mon œil de cinéphile !

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