Captive State : Une nouvelle invasion extra-terrestre ratée ?

Le cinéma a toujours été fasciné par les invasions extra-terrestres. On a eu le grand spectacle tel qu’Independance Day (de Roland Emerich). Ensuite, on a eu l’invasion sérieuse comme La Guerre des Mondes (de Steven Spielberg). Puis depuis quelques années, on a de nouveaux styles, avec des angles totalement différents. Comme l’excellent District 9 de Neill Blomkamp, qui arrivait à faire le parallèle avec l’Apartheid. Cette fois, c’est Rupert Wyatt (La Planète des Singes : Les Origines) qui nous propose de parler de la rébellion humaine face aux envahisseurs. Captive State a tout pour être un super film aux aspects indé, mais réussi-t-il pour autant à convaincre ? 

Mais tout d’abord, de quoi ça parle Captive State ?

Les extra-terrestres ont décidé d’envahir la Terre. À Chicago, une ville occupée parmi tant d’autres, c’est la division. D’un côté, les collaborateurs qui répondent au doigt et à l’œil. Et de l’autre, des résistants, qui préparent leur action clandestinement

L’ambiance, la colorimétrie, la bande-annonce, le synopsis, l’introduction, les VFX discrets… Captive State avait tout pour être un film très intéressant. Malheureusement, ça ne suffit pas.

Voici 3 raisons qui font de Captive State une immense déception :

Des protagonistes brouillons :

Les personnages principaux ont une construction superficielle. D’un côté vous avez le collaborateur zélé, intransigeant et froid (John Goodman). De l’autre, vous avez le rebelle à en devenir (Ashton Sanders). Eh bien, on ne s’attache ni à l’un ni à l’autre, car ils sont cantonnés à des caricatures, sans être développé plus. Leur background est très léger, c’est le flic contre la racaille, assez classique. De plus, les femmes dans ce film sont très mal utilisées. Elles sont très peu (en nombre et en temps) à l’écran, dans des rôles minimes ou ne les mettant pas en valeur.

Une histoire confuse :

Une fois l’introduction passée, on perd tout de suite ses repères. Beaucoup de personnages font leur apparition sans présentation et on continue de les suivre comme si on était censé les connaitre. Déjà que les principaux étaient à moitié transparents, imaginez les secondaires qui débarquent de nulle part. On ne comprend pas tout, certaines scènes s’enchaînent sans sommation. J’ai décroché assez vite et j’ai donc passé la séance à regarder mécaniquement le film (qui avait au moins un rendu intéressant)

Une perte de temps :

Sans donner trop de détails sur l’histoire, Captive State se solde par un « tout ça pour ça ». La conclusion est censée être surprenante. Mais comme on n’arrive à rien suivre depuis le début, on s’en fiche un peu. De plus, on se demande pourquoi ne pas avoir résolu des problématiques autrement. J’ai clairement eu le sentiment de ne pas avoir été enrichi.

Conclusion

Captive State avait tout pour plaire. On retiendra même quelques atouts, comme le design original des aliens et une colorimétrie qui dramatise bien la situation. Mais le film ne convainc pas car il reste superficiel, inégal et très confus.

Pandoxyd

Pandoxyd

Motion designer sur Paris, je passe pas mal de temps dans les salles de cinémas, toujours à l'affût de découvrir les nouvelles sorties. J'apprécie beaucoup la Science-fiction, le fantastique et le film d'animation. J'ai donc rejoint le crew de Cheeky pour apporter mon œil de cinéphile !

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