Aladdin : Quand Disney arrive à refaire un remake live-action en moins bien

Toujours dans leur phase de remake en live-action, Disney nous ressort Aladdin, le dessin animé phare de 1992. Will Smith remplace Robbie Williams (qui prête sa voix au Génie dans le cartoon en version originale), Guy Ritchie (Snatch, Sherlock Holmes) remplace John Musker & Ron Clements à la réalisation, Industrial Light & Magic remplace Eric Goldberg à l’animation du génie. Ont-ils respecté l’œuvre ? Ont-ils apporté des changements notables ? Si vous avez lu le titre, vous sentez que c’est mal parti…

Affiche du film live action Aladdin

Déjà, cet Aladdin version 2019, de quoi il parle ?

Il y a très longtemps, près de la cité d’Agrabah au Moyen-Orient, il existe une caverne secrète, gardée par une immense tête de tigre de sable. Aladdin, un jeune vagabond au grand cœur, s’aventure dans ce lieu légendaire, accompagné de son fidèle singe taquin Abou. Au milieu de merveilles et de richesses intouchables, sous peine d’être emprisonné à jamais dans la grotte, il découvre une lampe magique. En la frottant, un Génie bleu y en sort et lui accorde trois vœux. Et ce qui compte le plus pour Aladdin, c’est de plaire à la princesse Jasmine

Le dessin animé avait marqué les esprits. La comédie musicale plaît. Mais ce film est en dessous … Comment est-ce possible ?

Voici 3 Vœux qui permettent à Aladdin d’être un remake live moins bien :

Génie, je souhaiterai avoir des personnages oubliables !

Image du film live action Aladdin

Où sont passés nos personnages favoris ? Le traitement d’Aladdin est correct. On retrouve ses traits principaux sur lesquels on a ajouté de la modernité. Hélas, un traitement qui n’est pas le cas pour les autres. Jasmine est américaine, Jafar ne justifie pas assez son aspect juvénile et le Sultan est tout juste fonctionnel. Il en va de même pour les créatures numériques. Le Génie est comme prévu Will Smith peint en bleu, Iago est inexistant et la complicité entre le tigre Raja et Jasmine est moins intense. On ne sait pas non plus sur quel pied danser avec Abou. Un comportement réaliste avec des phases d’humour cartoon qui font rire, mais plus souvent gênent. À la rigueur, seul le Tapis Volant reste hyper-fidèle, avec juste une texture réaliste.

Génie, je souhaiterai perdre de la grandeur !

Image du film live action Aladdin

On ne rêve pas autant qu’en 1992, alors qu’il est censé y avoir plus de budget. Les décors à 80% numériques se grillent à des kilomètres, car l’arrière-plan est constamment flou. Cela décrédibilise l’ensemble. De plus, tout semble proche, moins fantaisiste. Agrabah passe d’une cité immensément sinueuse à un simple quartier un peu en bazar, si on regarde bien. L’accès au palais paraît donc moins trépidant, les courses-poursuite moins longues. Enfin, les musiques sont bien moins épiques. Les ré-orchestrations d’Alan Menken, en rythmes contemporains sans personnalité font oublier la magie, que lui-même nous avait offert. Une seule chanson utilise des sons orientaux, c’est assez peu pour s’ancrer dans l’ambiance des déserts. Obligé de se rabattre sur l’accent forcé des figurants pour voyager un peu.

Génie, je souhaiterai une réalisation lisse et sans risque !

Image du film live action Aladdin

Guy Ritchie est aux manettes, enfin il parait. En effet, les plans sont d’une pauvreté affligeante, le montage linéaire sans ambition. Le film ressemble à un projet de commande fait rapidement, sans prise de risque. Pour ne pas dire, sans créativité. Des nouveautés sont apportées par rapport au film original, mais n’ont pas de réels impacts dans l’histoire. Tout se suit sans broncher, les arcs narratifs s’enchaînent sans surprise. C’est assez dommage car il s’agit quand même du réalisateur de Snatch, qui avait même redonné un coup de jeune à La Légende du Roi Arthur. Il a ici sans doute dû faire son yesman et mener le projet à la date d’échéance, sans chercher à s’investir.

Conclusion

Aladdin n’est pas vraiment une déception. On avait été teasé lors du dernier Showeb, mais les bandes-annonce suivantes ne nous ont pas autant vendu du rêve. Du coup on savait plus ou moins à quoi s’attendre. Alors on se pose juste la question suivante : Pourquoi vouloir refaire si c’est moins bien ? Alors que surtout, ils auraient pu faire de belles choses. On a donc un peu peur pour Le Roi Lion qui, dès le départ, est juste beau, sans qu’on trouve encore l’intérêt du passage au live-action pour ce dessin animé majeur…

Pandoxyd

Pandoxyd

Motion designer sur Paris, je passe pas mal de temps dans les salles de cinémas, toujours à l'affût de découvrir les nouvelles sorties. J'apprécie beaucoup la Science-fiction, le fantastique et le film d'animation. J'ai donc rejoint le crew de Cheeky pour apporter mon œil de cinéphile !

Voir tous ses articles

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Abonnez-vous à notre newsletter

Recevez un e-mail à chaque mise à jour du blog de Cheeky !

  • - Seulement 2 mails par mois
  • - C'est gratuit
  • - Et sans engagement : Vous pouvez vous désabonner à tout moment en un clic

Les Indispensables