Spécial Annecy 2019 : Toy Story 4 est-il à la hauteur de la 1ère trilogie ?

Après un Toy Story 3 qui marquait avec émotion la fin d’un cycle pour Woody, Buzz l’éclair et tous leurs amis, les studios Pixar nous présentent 9 ans plus tard une suite inattendue avec Toy Story 4.  Côté réalisation, la lourde tâche a été confié à Josh Cooley, un ancien animateur et storyboardeur de la boite rachetée en 2006 par The Walt Disney Company.

Affiche du film d'animation Toy Story 4

Bref, Toy Story 4 de quoi ça parle ?

Woody n’est plus le jouet préféré de Bonnie. La routine s’installe malgré lui mais l’arrivée de Forky (en VF : « Fourchette » :O ), un nouveau jouet créé à l’école par la fillette, va changer les choses. Les vacances en camping-car organisées par les parents de Bonnie vont faire vivre à nos jouets préférés une aventure qu’ils n’oublieront jamais, surtout Woody.

J’avais eu la chance de voir le film début juin  lors d’une projection presse dans les locaux de Walt Disney Company France. L’équipe et moi avions cependant un embargo jusqu’au 14 juin, date de l’avant-première mondiale prévue à Annecy avec le réalisateur … Bien sûr nous y étions, et nous avons même pu le rencontrer avec ses deux producteurs Jonas Rivera et Mark Nielsen, lors d’une petite conférence organisée avec d’autres médias. Et même après deux visionnages, je peux vous garantir que cette suite est réussie.

Voici 3 raisons qui font de Toy Story 4 une suite à la hauteur de la 1ère trilogie :

Des nouveaux personnages exceptionnels

Image de Forky (Fourchette) dans Toy Story 4

Chaque nouveau personnage apporte son lot de rire, et tous ont un rôle déterminant dans ce nouveau volet. Après Woody, la star c’est Forky (on l’adore !) mais les autres n’ont pas à rougir, au contraire. Que ce soit, Duke Caboom (interprété par Keanu Reeve) ou encore le duo Ducky-Bunny (interprété par Michael Key et Jordan Peele), on se demande vraiment ce qu’aurait été le film sans eux, tant ils apportent de l’humour à la narration. Et même chez les méchants Gabby Gabby mais surtout Les Bensons,  nous marque diaboliquement. Pour les fans de la première heure, ne vous inquiétez pas, Monsieur Patate, Rex et tous les autres sont toujours là 😉

Toujours plus beau

Woody, La Bergère et Duke Caboom dans Toy Story 4

Toy Story 4 est encore plus léché que Toy Story 3 qui était déjà très impressionnant. Les expressions des visages sont meilleurs, les réflections, les fluides et la lumière encore mieux gérés qu’auparavant. En un peu moins de 10 ans, Pixar a significativement amélioré son moteur de rendu RenderMan à notre plus grande joie.

À Annecy, les producteurs nous ont d’ailleurs confié qu’ils refont les modélisations/textures/shading de tous les personnages à chaque nouveau Toy Story. La technologie évoluant justement « trop vite », leur défi est d’aller plus loin, sans non plus oublier leur héritage visuel.

Woody mérite un Oscar

Image de Woody dans Toy Story 4

Ce qu’on adore avec Pixar c’est que malgré le fait qu’il se doivent toujours d’aller plus loin visuellement, ils n’en n’oublient pas pour autant l’histoire.
Nous sommes dans ce film encore plus proche que Woody qui se retrouve pour la première fois face à des choix cruciaux pour son avenir en tant que jouet, son destin. Malgré ses retrouvailles avec La Bergère, qui a beaucoup changé depuis, il n’en reste pas moins fidèle à lui-même, à ses convictions, ses défauts et c’est tout ce qu’on adore chez ce personnage. Il est au final beaucoup plus humain qu’il n’y parait.

Sachez d’ailleurs que pour arriver à ce film tel qu’il est monté, les équipes de Disney ont réalisé 12 versions différentes du script. Ils voulaient être sûr de faire mouche, en faisant régulièrement des projections internes. C’est en tout cas ce que les producteurs du films nous ont dit lors de notre entrevue. On ne plaisante pas avec la marque Toy Story.

Conclusion

Sans partir dans des idées totalement farfelues, nous avons droit le ici sur une histoire pleine de sens. Pixar a parfaitement calibré son Toy Story 4. Malgré l’arrivé de très bon films d’animation dans le même style comme le dernier PlaymobilLa license Toy Story ne s’épuise pas, loin de là : elle ose prendre des risques.

Au vu de la fin de ce quatrième volet, on se demande vraiment qu’est-ce qu’ils vont pouvoir faire pour le 5ème volet. Ils se laissent en tout cas d’énormes possibilités narratives, ça promet !

 

Cheeky

Cheeky

Fondateur et Rédacteur en chef du blog de Cheeky.
Passionné par l'animation et la science fiction depuis l'enfance, je cherche à inspirer les gens avec des découvertes cinématographiques et artistiques venant de tous les horizons.
Le reste du temps, je suis réalisateur vidéo indépendant.

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