Spécial Annecy 2019 : Focus sur les longs-métrages japonais en compétition

Cette année, le Japon était à l’honneur, comme il y a 20 ans. C’est pourquoi plusieurs longs-métrages en compétition nous venaient du pays du Soleil Levant. Deux d’entre eux (Les Enfants de la Mer et The Relative Worlds) étaient distribués par Eurozoom, dont nous avons pu fêter leurs 20 ans, lors d’une soirée spéciale à laquelle nous étions conviés. Nous avons réussi à voir tous les films participants et c’est pourquoi nous allons vous les présenter.

Wonderland, de Keiichi HARA :

un plaisir pour les yeux et le cœur

La veille de son anniversaire, Akane se rend chez sa tante pour récupérer son cadeau. Alors qu’elle farfouille dans la boutique d’antiquité, elle tombe sur une pierre avec une curieuse trace de main. Alors qu’elle l’examine, la trappe s’ouvre brutalement, et le mystérieux alchimiste Hippocrate apparaît, tout droit venu d’un autre monde. Selon la légende,  Akane serait la Déesse du Vent Vert, choisie pour sauver leur royaume de la sécheresse…

J’ai adoré ce film. Je ne suis pas une grande fan du style manga, mais celui là me plaît beaucoup.

Wonderland : Le Royaume Sans Pluie

Les dessins sont propres, les animations extrêmement fluides. Les couleurs pétillantes de Wonderland nous font voyager avec les quatre héros et nous donnent envie de rester dans le royaume sans pluie. Ils ont réussi à inventer leur propre pays imaginaire, et nous emmener avec eux. L’histoire surprenante, captivante et bien ficelée, mêle magie et aventure, à mi-chemin entre Miyazaki et Lewis CarollWonderland : le Royaume sans pluie a un côté bienveillant qui fait plaisir à voir. Il est difficile de ne pas ressortir de la séance avec un grand sourire, et un peu plus de chaleur dans notre cœur. J’avoue que je préférerai voir plus d’animations de ce genre en compétition, plutôt que des énièmes histoires tristes et difficiles. Parfois, une drôle d’aventure fantastique est aussi agréable à regarder.

The Relative Worlds, de Yuhei SAKURAGI :

un condensé d’animé version longue

Dans un Japon où des morts instantanées surviennent, Shin et Kitaro, deux amis d’enfance, renouent contact. Ils vont découvrir un monde parallèle, qui est en grande difficulté…

Basé sur la miniature de la billetterie, j’ai pensé voir un film d’animation 2D. Que nenni !

The Relative Worlds

Le rendu cell shading avec l’animation en motion capture est un parti pris et une histoire de goût . Personnellement, je trouve ça bof pour les parties dialogues calmes. Par contre, cela apporte énormément pour les scènes de combatsVisuellement, beaucoup d’éléments de shonen se mélangent. Une autorité suprême, un monde post-apocalyptique, des mecha, des zombies, des lames… Tous les ingrédients de l’action japonaise sont là et fonctionnent. Les chorégraphies sont ultra dynamiques, les mouvements lisibles. On peut retrouver un peu d’Alita là-dedans. 

Ride Your Wave, de Masaaki YUASA :

une ode à l’amour éternel

Le pompier Minato sauve d’un incendie Hinako, une jeune surfeuse fraîchement installée en ville. Ils finissent par se rapprocher et une belle histoire d’amour naît entre eux. Jusqu’au jour où le pompier périt dans un sauvetage en mer. Quelques temps après, Hinako se rend compte qu’elle peut revoir son homme dans l’eau. Il lui suffit de l’appeler à travers une chanson qu’ils chantaient ensemble…

Après le shonen, le shojo.

Ride Your Wave

Le début est assez rafraîchissant, puis un peu niais, mais tout en restant mignon. Ensuite, le film est vraiment lancé et toutes symboliques se mêlent parfaitement à l’histoire. Un véritable message sur le deuil et d’aller de l’avant. Comme beaucoup de festivaliers, vous aurez sans doute la jolie chanson en tête en sortant de la salle. L’animation est correcte sans être époustouflante. Néanmoins, l’ambiance surf et quelques facettes de la culture japonaise sont bien retranscrites.

Les Enfants de la Mer, de Ayumu WATANABE :

un voyage sous-marin extraordinaire

Ruka, jeune lycéenne japonaise, se retrouve exclue de son équipe de handball dès le premier jour des vacances d’été. Elle décide de rendre visite à son père, qui travaille à l’aquarium de Tokyo. Sur place, elle fait la rencontre d’Umi, un mystérieux garçon qui semble communiquer avec l’océan

Après avoir explorer sa surface, plongeons explorer le fond de l’océan.

Les Enfants de la Mer

L’équipe nous a fait la surprise de nous présenter le film avant sa projection. L’histoire est sympathique, avec une touche de mystère et de magie. Je ne connaissais  pas le manga éponyme, mais cela m’a donné envie de le découvrir. L’animation est entièrement faite à la main, et c’est extrêmement bien réussi ! On apprécie la fluidité des mouvements, et de l’interaction avec le monde marin. Les paysages japonais sont sublimes, voir même paradisiaques lorsque nous nous éloignons de Tokyo. Seule ombre au tableau : le dernier quart du film est complètement décousu. Je n’ai pas réussi à comprendre où les scénaristes voulaient en venir, mais peut-être est-ce plus clair dans les livres ? Petit bonus : attendez bien la fin du film, une surprise vous attend post-générique.

En conclusion, nous avons pu constater que la sélection japonaise était un bon cru cette année. Le cinéma d’animation du pays du Soleil Levant continue d’explorer des univers et des histoires originales, rafraichissantes et pleines de vie. Et que même avec des idées similaires, les films arrivent à se démarquer. Nous avons hâte de découvrir ce que nous proposera la prochaine destination mise à l’honneur l’an prochain.

Pandoxyd

Pandoxyd

Motion designer sur Paris, je passe pas mal de temps dans les salles de cinémas, toujours à l'affût de découvrir les nouvelles sorties. J'apprécie beaucoup la Science-fiction, le fantastique et le film d'animation. J'ai donc rejoint le crew de Cheeky pour apporter mon œil de cinéphile !

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