Joker : Warner/DC redéfinissent-ils enfin notre vision des super-vilains ?

Le réalisateur Todd Phillips (Very Bad Trip, War Dogs) se réapproprie un personnage très apprécié des fans de DC Comics. Son film Joker a gagné le Lion d’Or de la Mostra de Venise et reçoit beaucoup d’éloges jusqu’à aujourd’hui. Maintenant sorti en France, il arrive à diviser. Alors qu’en pense le Blog de Cheeky ? 

Déjà, de quoi ça parle Joker ?

Arthur souffre de troubles psychologiques. Il se met à rigoler de façon incontrôlable lorsqu’il se sent angoissé. Son petit boulot de clown, qui consiste à faire sourire les passants, lui permet de subvenir aux soins de sa mère avec qui il vit. Une vie misérable, bien avant de devenir le prince du crime

Exceptionnellement sur le Blog de Cheeky, nous parlerons d’un film d’un tout nouveau genre qui, vous le verrez, a toute sa place ici.

Voici 3 raisons qui montre que Joker redéfinis notre perception du monde des super-vilains

Une ode pour les opprimés

Tout comme Infinity War, on se glisse ici dans le point de vue du méchant. L’empathie du spectateur se porte sur quelqu’un qui, aux premiers abords, a des intentions immorales, mais aux raisons discutables. La fragilité, la peur et le désespoir du personnage principal touchent énormément. Si l’on est un tant soit peu concerné par ces attraits, on pourrait presque comprendre les conséquences de l’évolution d’Arthur. Il faut dire aussi que Joaquin Phoenix (Her, Les Frères Sisters, A Beautiful Day) maîtrise parfaitement son rôle et bouleverse au plus haut point. 

Époustouflant de réalisme

La descente aux enfers du clown malheureux véhicule des dénonciations profondes sur la société. Le comportement de masse, les inégalités et l’injustice se reflètent à travers Gotham City (ville fictive de l’univers Batman, qui mélange savamment New York et Chicago) et sont traités de manière très réaliste. Le film s’éloigne tellement de l’esprit manichéen des grosses productions en générale. C’est la complexité et les nuances qui participent également à un portrait durement juste du monde dans lequel on vit. L’atmosphère emprunte pas mal le style de Martin Scorsese (qui devait à la base le réaliser d’ailleurs) 

Une approche plus subtile des comics

Pour une fois, aucun comic n’a servi de support pour ce film. En effet, cette origin story demeure originale et inédite. Pourtant, le scénario arrive à relier beaucoup d’éléments de Batman avec cette version du prince du crime. La subtilité des références et leur apparition très ponctuelle font contre-pied à l’écurie concurrente (le MCU) D’ailleurs, oubliez le catastrophique DCEU car ici, rien n’y fait objet. Par contre, ils disent créer un autre univers, en parallèle du DCEU et que Joker n’est que le début. Avec qui vont-ils continuer, aucune idée pour le moment.vis

Conclusion

Joker redéfini le monde du super-héros en mettant sur le devant de la scène un super-vilain, avec un ton dramatique et réaliste époustouflant. Si d’ailleurs vous vous attendez à un affrontement épique avec Batman, n’y comptez pas. Allez-y plutôt dans l’esprit d’y voir une descente aux enfers d’un malade, détruit par la société.

Pandoxyd

Pandoxyd

Motion designer sur Paris, je passe pas mal de temps dans les salles de cinémas, toujours à l'affût de découvrir les nouvelles sorties. J'apprécie beaucoup la Science-fiction, le fantastique et le film d'animation. J'ai donc rejoint le crew de Cheeky pour apporter mon œil de cinéphile !

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