Calamity : Voyage dépaysant ou simple aventure monotone ?

 

Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary, est un western d’animation adapté librement de la vie de la célèbre Calamity Jane. Le film nous propose un style coloré, qui sublime à merveille ses paysages époustouflants. Il promet de nous transporter pour 1h30 de voyage au far-west, aux côtés de son héroïne peut conventionnelle. Une figure forte, refusant de rester coincer dans le rôle réducteur donné aux femmes, une sorte de féministe avant-gardiste sans même en avoir conscience. Cette collaboration franco-danoise est une petite pépite d’animation 2D, et a d’ailleurs remporté le tant convoité Cristal du Long Métrage, lors de la remise des prix du festival d’Animation d’Annecy Online, le 20 Juin 2020.

De quoi parle Calamity, une enfance de Martha Jane Canne

1863, dans un convoi qui progresse vers l’Ouest avec l’espoir d’une vie meilleure, le père de Martha Jane se blesse. C’est elle qui doit conduire le chariot familial et soigner les chevaux. L’apprentissage est rude et pourtant elle ne s’est jamais sentie aussi libre. Comme c’est plus pratique pour faire du cheval, elle n’hésite pas à passer un pantalon. C’est l’audace de trop pour Abraham, le chef du convoi. Accusée de vol, Martha est obligée de fuir. Habillée en garçon, à la recherche des preuves de son innocence, elle découvre un monde en construction où sa personnalité unique va s’affirmer. Une aventure pleine de dangers et riche en rencontres qui, étape par étape, révélera la mythique Calamity Jane.

Si les westerns peuvent avoir un goût poussiéreux et déjà vu, cette adaptation de l’enfance de Martha Jane donne un nouveau souffle à ce style, pour nous proposer une aventure des plus dépaysantes.

Voici les 3 raisons qui font de Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary un fabuleux voyage dans l’Ouest Américain.

I. Une aventure palpitante

Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary nous plonge dès les premières secondes aux côtés de cette jeune héroïne au caractère bien trempé. Si le décors est vite planté, c’est pour pouvoir nous transporter rapidement dans ce western d’un nouveau genre, tout en gardant les codes habituels, avec de grands espaces et ce sentiment de liberté. Nous avons tout simplement zéro moment d’ennui, et on prend plaisir à évoluer et grandir aux côtés de Martha Jane. L’histoire, qui -rappelons le- est une fiction basée sur l’une de ses possibles enfance, est bien travaillée, aussi crédible que prenante. Tout comme sa vie palpitante, le film nous tient en haleine et finit presque trop vite.

 

II. Un Western d’un nouveau genre 

Nous sommes tous habitués aux westerns à la Clint Eastwood ou à la spaghetti, dans le grand ouest sauvage aride  américain. Dans ce film, Rémi Chayé se réapproprie ce style si particulier, pour lui donner une touche particulièrement colorée et onirique. L’animation 2D sublime ces dessins en aplats et donne tout son sens au choix graphique. Bizarrement, ce sont ces couleurs presques irréelles, qui donnent envie d’évasion, et nous font voyager aux côtés de Martha Jane. Je parlais l’an dernier des prouesses 2D réalisées par l’équipe du film Netflix Klaus. Pour moi, Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary les rejoins sur le banc des films 2D au graphismes sublimes et innovants.

 

III. Une bande son immersive

Enfin, petite note mais pas des moindres, la musique signée Florencia Di Concilio est typiquement western, et reste agréablement en tête. Si les films d’animation sont habitués à nous entêter de sons pops et de musiques tendances, Calamity reste raisonnable, et utilise ses sons folks avec parcimonie. Les bruits de la nature prennent souvent le dessus sur la musique, ce qui rend l’absorption encore plus facile pour les spectateurs. Que ce soit la forêt, les plaines verdoyantes ou les courses poursuites haletantes, tout est réfléchi avec soin, pour nous livrer la meilleure expérience sensorielle possible. On a parfois l’impression que la nature et les mélodies se répondent, pour sublimer à leur manière les scènes qu’elles habillent.

 

Conclusion :

Un magnifique moment passé aux côtés de Martha Jane, pour une aventure qui nous paraît presque éphémère. La beauté de ce film ne se trouve pas forcément dans son histoire extraordinaire, mais aussi dans son visuel et son habillage audio. Tout se complète dans une magnifique symphonie, qui mériterait d’être beaucoup plus mise en avant et promue par nos médias. Je vous conseille vivement d’aller voir cette petite merveille, qui saura vous faire voyager et réveiller votre âme aventureuse. Une vraie bouffée d’air frais, surtout dans ces périodes de confinement, où nous en avons tous besoin d’évasion et de grands espaces.

 

Princesse BN

Princesse BN

Infographiste free-lance, princesse et licorne à mi-temps. Depuis toute petite, mon rêve est de faire sourire les gens et leur apporter du bonheur. J’ai trouvé cela dans les films, principalement d’animation et fantastiques. Lorsque je ne suis pas devant un écran, c’est pour passer du temps avec mes chats, ou mon cheval.
J’ai rejoins le Blog de Cheeky pour partager mes expériences, ma passion pour l’écriture et le cinéma. Si j’arrive également à vous mettre des étoiles dans les yeux et vous faire rêver, c’est un bonus non négligeable pour moi !

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